ψThomas WalquemanePsychanalyste · Paris 14ᵉ
1889मुंबईपैदल

La question actuelle la plus épineuse ! De nos jours il n'est plus possible d'affirmer qu'il n'existe qu'une seule forme de psychothérapie. Il en existe une multitude.

Cette difficulté est au cœur de la question du choix, puisqu'il devient donc légitime, pour celui ou celle qui se trouve confronté à « un mal-être », de se poser la question de savoir vers quelle méthode se tourner.

Il existe même tant et tant de « méthodes » qu'il semble difficile de les recenser toutes, et pour le moins, il est proprement impossible ici de les citer toutes. Nous pouvons cependant proposer un rapide tour d'horizon des principales, assorties d'un bref commentaire partisan concernant leurs avantages et inconvénients respectifs.

Méthode

Les thérapies comportementales et cognitives

C'est à partir du début du XXe siècle que les premières bases des thérapies comportementales et cognitives ont été posées à partir de l'expérience de Ivan Pavlov : si on présente un stimulus initialement neutre, par exemple de la lumière, juste avant de donner de la nourriture à un chien et que l'expérience est répétée plusieurs fois, le chien finira par saliver à la vue du premier stimulus : il y a conditionnement. Mais si la lumière est présentée, plusieurs fois, sans nourriture, la salivation ne se produira plus car il y a « extinction », déconditionnement. La validité de ces théories repose sur le postulat d'après lequel ce qui est vrai pour un chien l'est aussi pour un humain.

L'idée principale à la base des thérapies comportementales est que, pour une grande part, les conduites psychopathologiques humaines sont acquises en fonction des interactions entre l'individu et l'environnement sur le modèle des théories de l'apprentissage. L'analyse des modalités d'acquisition et de maintien de ces conduites permet de proposer des procédés thérapeutiques visant à rétablir une relation positive entre l'individu et son environnement. Un comportement inadapté - par exemple une phobie - a été appris dans certaines situations, puis maintenu par les contingences de l'environnement. La thérapie cherchera donc, par un nouvel apprentissage, à remplacer le comportement inadapté par celui que souhaite le patient.

Ainsi les thérapies comportementales et cognitives ne visent pas à modifier en profondeur l'ensemble d'une personnalité, à travers une cure longue et contraignante. Elles ont pour but de modifier un comportement précis et invalidant. Elles agissent au moyen de mises en situation et d'expositions graduées aux situations provoquant une anxiété. Par exemple, dans le cas d'une phobie des araignées, le patient doit d'abord imaginer une araignée, puis observer des images d'araignées, toucher un bocal où se trouve une araignée, et finalement toucher l'araignée. En même temps, il apprend à contrôler les manifestations physiologiques de la peur.

Méthode

La « rebirth » thérapie et la thérapie « primale »

Le rebirth - traduction littérale « renaissance » ou « renaître » -, parfois appelée « respiration consciente », est une méthode de développement personnel mise au point officiellement dans les années 1960 aux États-Unis par Leonard Orr.

Utilisée encore aujourd'hui par certains thérapeutes psycho-corporels, elle utilise une respiration volontairement amplifiée afin de modifier la perception du corps et des émotions. Son objectif est de faire revivre des expériences traumatiques anciennes, notamment celles supposées liées à la naissance, et d'amorcer ainsi un processus de guérison. Les premières expérimentations, autour de ce qui deviendra le Rebirth, étaient fondées sur la thèse d'un traumatisme premier et fondamental que nous aurions tous vécus au moment de la naissance. Elles tentaient de créer des conditions sensorielles aussi proches que possible de la naissance afin de la faire revivre et de libérer la personne concernée du traumatisme supposé avoir été occasionné au cours de l'accouchement.

Le patient, allongé sur le dos, porte son attention sur son corps, les yeux fermés. Une première phase consiste en une prise de conscience de la respiration à la suite de quoi la personne est incitée à passer d'une respiration naturelle par le nez à une respiration par la bouche. Ensuite la personne doit amplifier et accélérer sa respiration. Enfin, la personne entre dans le processus de « rebirth » proprement dit.

La respiration induite dans le Rebirth peut entraîner des phénomènes physiologiques et psycho-émotionnels désagréables mais présentés comme faisant partie du processus - crise spasmophilique dues à une forte alcalose dans le sang artériel, crampes dues au contraste entre l'alcalose sanguine et l'acidose du muscle, colères, cris, larmes, besoin de dormir, mouvements de succion -. Certains pratiquant disent revivre des sensations ressemblant à celles de la naissance. Ensuite, quand la respiration redevient normale, les sensations seraient plus paisibles et des états de bien-être se manifesteraient.

La thérapie primale quant à elle est un processus de psychothérapie, un « traitement pour la guérison de la névrose », et une ébauche de théorie développés par Arthur Janov, un psychologue américain de formation freudienne. Cette approche porte ce nom car en 1970 Arthur Janov demande un jour à un patient d'appeler sa « maman ». Après avoir prononcé plusieurs fois le mot « maman » le patient pousse un cri. Ce cri correspond à l'état primal de son revécu. Dès lors Janov s'efforce avec ses patients d'explorer ce moment, qui se situe entre la naissance - période allant de la naissance proprement dite jusqu'aux neuf premiers mois du nourrisson - et l'enfance.

Mais en réalité les deux méthodes sont toutes deux nées d'une tentative de Otto Rank, élève de Freud, et date de 1924. En effet, les premiers pionniers de la psychanalyse, Freud en tête, s'étaient aperçus que la libération d'un être humain de ses symptômes névrotiques était un travail de longue haleine. Il était donc légitime et naturel de vouloir raccourcir la durée d'une analyse. C'est cette intention qui soutenait la tentative d'Otto Rank. Il supposait que l'acte de la naissance et le traumatisme qui lui est associé était la véritable source et le modèle de la névrose dans son ensemble. La liquidation analytique « après coup » de ce traumatisme originaire devait permettre d'éliminer la névrose entière.

La métaphore sur laquelle Sigmund Freud s'appuie pour répondre est bien trop savoureuse pour qu'elle soit passée sous silence. Tout se passe comme si « en cas d'incendie d'une maison provoquée par une lampe à pétrole renversée, les pompiers se contentaient de retirer la lampe de la pièce où le feu s'est déclaré. »

Méthode

La Gestalt thérapie

Gestalt vient du verbe allemand « gestalten », qui signifie « mettre en forme, donner une structure ».

La Gestalt thérapie, fondée entre les années quarante et les années cinquante par Fritz Perls, un psychiatre et psychanalyste allemand émigré aux États-Unis, oriente son action sur ce qu'elle nomme la « frontière-contact », c'est-à-dire la « zone » où s'échangent des informations, des désirs, des besoins matériels. Ce lieu supposé où nous entrons en contact avec nous-mêmes, avec les autres, avec notre environnement, sans cesse mouvant, est notre manière d'être au monde ou d'être en relation.

Il s'agit donc d'analyser « ici et maintenant » le processus d'ajustement permanent entre un organisme et son environnement. Cet ajustement est par définition en perpétuel changement. Les Gestaltistes parlent de cycle de contact, d'ajustement créateur, de formes qui émergent du fond. Prenant conscience de ces cycles et des processus qui les commandent, le patient est donc supposé pouvoir restaurer ses possibilités de choix et créer ou inventer de nouvelles manières d'être au monde.

Difficile de ne pas reconnaître la dimension de l'imaginaire, nommée comme telle par le Docteur Jacques Lacan, derrière cette « frontière contact » entre un sujet et le monde qui l'entoure. Tout se passe comme si l'un des présupposés de la méthode indiquait qu'il serait possible d'inventer un autre imaginaire - « d'autres manières d'être au monde » -. Avant même de savoir si cela est seulement possible, reste à savoir comment un sujet peut s'y retrouver avec plusieurs imaginaires ; vu qu'avec un seul c'est déjà bien compliqué.

Méthode

L'analyse systémique

La théorie de systèmes a été fondée par Ludwig Von Bertalanffy, William Ross Ashby et d'autres entre les années quarante et les années soixante dix. Elle a évolué vers l'étude des complexes, avec une attention particulière portée aux systèmes dynamiques.

Avec l'approche systémique le sujet n'est pas le seul élément analysé dans la démarche. Une grande importance est accordée aux différents systèmes dont il fait partie - familial, professionnel, social, etc. -. Un sujet est en effet influencé à la fois par ses intentions, celles des autres, et celles des possibilités de son milieu, du système au sein duquel il vit.

Les psychothérapies d'inspiration systémique peuvent être individuelles ou, le plus souvent, familiales. Elles examinent les troubles psychologiques et comportementaux du membre d'un groupe comme un symptôme du dysfonctionnement du dit groupe - généralement la famille -. La thérapie familiale systémique implique dans la plupart des cas un traitement du groupe et une participation de tous ses membres. Mais il n'est pas nécessaire de convoquer tout le groupe pour opérer un changement, il est en effet possible de modifier unilatéralement ses relations avec les autres membres du groupe ; ce qui peut avoir un effet sur le fonctionnement du groupe.

Sont donc examinés les règles de vie, les modalités de communication, les buts recherchés, les mécanismes d'équilibre, les pressions vers le changement, les niveaux de différenciation et d'engagement au sein du système, les possibilités de remise en question, la flexibilité des rôles ainsi que le degré d'adaptation à l'état actuel du système.

Bref, encore la dimension de l'imaginaire.

Méthode

L'analyse transactionnelle

L'analyse transactionnelle est au départ une forme de psychothérapie fondée par Éric Berne, médecin psychiatre américain, dans les années 1950 à 1970. Mais c'est aussi une théorie de « psychiatrie sociale » - selon les mots de son concepteur - parce qu'elle propose d'étudier le psychisme des personnes en analysant leurs relations sociales. Elle tire d'ailleurs son nom du mot « transaction » qui, en anglais, désigne un échange, verbal ou pas.

Les analystes transactionnels expliquent les dysfonctionnements, les comportements inadéquats, les maladies psychosomatiques et même les névroses et les psychoses par des notions de « décisions précoces » et de « scénarios de vie ». Dès l'enfance - de 3 ans à 8 ans -, on ferait nôtres des décisions, des renoncements et des « choix douloureux ». On se créerait ainsi des « scénarios de vie » plus ou moins permanents. Ceux-ci serviraient de mécanismes de défense ou de solutions de moindre mal devant les pressions de l'entourage ou des situations complexes. Ces scénarios seraient, bien sûr, créés en réaction aux ressources et aux moyens nécessairement réduits dont on dispose à cet âge. Plus tard, après avoir développé d'autres dimensions de sa personnalité et acquis de nouvelles compétences, il serait possible de réévaluer ces décisions et opérer des modifications nécessaires pour mieux s'épanouir. Cela demande toutefois de prendre conscience de ses décisions précoces et de ses scénarios de vie, ce que propose, entre autres, l'analyse transactionnelle.

L'imaginaire encore et toujours.

Méthode

La psychologie jungienne

Carl Gustav Jung est un médecin, psychiatre, psychologue et essayiste fondateur du courant de la psychologie analytique. Son œuvre a été d'abord liée à la psychanalyse de Sigmund Freud dont il fut l'un des premiers collaborateurs et dont il se sépara par la suite pour des motifs personnels et en raison de divergences théoriques.

Freud, enthousiaste dans un premier temps, le désigne comme son « fils et héritier scientifique », comme son « dauphin ». Ernest Jones écrit avec raison, dans sa longue biographie de Freud, qu'il « avait cru trouver en Jung son successeur direct », le seul apte à soustraire « la psychanalyse au danger de devenir une affaire nationale juive ».

Puis la rupture entre les deux hommes surviendra au début des années dix autour de la notion de libido. Jung posera des fondements à son cadre théorique, se nourrissant de philosophie, de théologie, de chiromancie, d'astrologie et de phénomènes parapsychologiques. Il forgera des concepts comme ceux des archétypes psychologiques, de l'inconscient collectif ; fondant sa psychologie analytique, y intégrant des notions comme la « vie antérieure », Jung se distingue de la psychanalyse pour finir par s'en détacher complètement.

Méthode

La psychanalyse freudienne et lacanienne

« … suspendre les certitudes du sujet, jusqu'à ce que s'en consument les derniers mirages »

Léonard de Vinci, La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et le petit saint Jean-Baptiste (carton de Burlington House)
Léonard de Vinci, La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et le petit saint Jean-Baptiste (carton de Burlington House, v. 1499-1500). Freud consacra en 1910 un essai aux compositions de Léonard autour de sainte Anne. — Domaine public
Portrait de Sigmund Freud
Sigmund Freud (1856-1939). — Domaine public

Dès son tout jeune âge, cela est maintenant bien connu, la psychanalyse n'a cessé d'alimenter de vifs débats, entre passionnés, partisans et détracteurs virulents. Ceux qui sont restés éloignés de ce champ de savoir, tout en adoptant une position bienveillante à son endroit sont au fond les plus rares. Depuis, et surtout après que Sigmund Freud ait fondé « l'entreprise », ainsi que nous l'avons déjà évoqué, beaucoup se sont précipités à mettre au point d'autres thérapies alternatives. Nous avons déjà évoqué leurs prétentions. De notre point de vue, elles se résument souvent par la volonté de raccourcir la durée du travail. Cette tentative est en soi légitime, si elle ne pouvait être soupçonnée d'être portée par l'intention de s'épargner un certain nombre d'efforts. L'amour de la vérité ne souffre aucune concession. Nous avons déjà indiqué, certes très brièvement et sur un mode très partial, voire partisan, quels pouvaient en être les inconvénients.

Mais voilà que nous commençons à déraper gentiment du côté de la volonté de convaincre, presque sur un mode militant. Grave erreur !

Non seulement ce n'est pas ici le lieu d'une telle entreprise, mais surtout elle a déjà été tentée par des analystes brillants et bienveillants, ce qui n'a pas empêché qu'elle ne se solde par un échec cuisant.

C'est donc le moment de nous souvenir de la chaleureuse recommandation de Sigmund Freud. Chercher à convaincre sur les bienfaits et la supériorité de la psychanalyse est inutile. La partie est perdue d'avance. D'autant plus perdue d'avance que la psychanalyse comporte aussi de nombreux inconvénients, il ne sert à rien de le nier. Et il est depuis si longtemps si facile pour ses adversaires de les invoquer et d'y recourir encore aujourd'hui. C'est cher, c'est long, c'est difficile, c'est complexe, parfois un peu pénible. On le saura.

Il y a cependant un petit élément que nous voudrions évoquer ici, parce qu'au milieu de ce débat, qui encore aujourd'hui fait rage, à ma grande surprise, je n'ai pas connaissance qu'il ait déjà été avancé. Sa simplicité fait pourtant sa force.

À l'exception de la psychologie jungienne, nous avons en effet reconnu - par prudence nous dirons affirmé - que bon nombre de ces thérapies qui ne relèvent pas de la psychanalyse, qui au mieux s'en inspirent comme l'analyse systémique ou la Gestalt thérapie, concentrent leur action autour de la dimension imaginaire. Or cette dimension est intégrée au travail qui se fait dans une psychanalyse. Ainsi le travail qui se fait au cours d'une thérapie alternative se fait aussi dans le cadre d'une analyse ; les résultats qui s'y obtiennent se gagnent aussi dans le cadre de la psychanalyse.

La psychanalyse propose plus. Avec la psychanalyse il n'est pas question de négliger l'essentiel des ressorts qui permettent à un sujet de s'y retrouver un peu dans son existence, à commencer par la dimension du symbolique. Quant au réel, puisqu'il n'est pas possible d'y échapper, le minimum serait de le reconnaître…

« L'inconscient est structuré comme un langage. » Jacques Lacan (1901-1981)

Mais l'argument ne tient pas encore. L'articulation de ces formes de psychothérapies alternatives à la dimension imaginaire a une conséquence pratique d'une grande portée.

La reconnaissance et, dans le meilleur des cas, la mise en ordre des processus qui commandent les ressorts imaginaires d'un sujet, en vient à fonctionner comme un objectif plus ou moins restreint, un but prédéterminé, assigné à l'ensemble du travail qui a à être réalisé. Le moment où cet objectif semble être atteint emporte avec lui le terme du travail.

Autrement dit, au moment même où le travail commence, son processus est d'emblée assorti d'un point final à plus ou moins court terme. La rencontre de ce terme équivaut à la fin de la thérapie.

En revanche, tout le processus d'une psychanalyse, même si il a bien un terme naturel, n'est pas assorti d'un tel « objectif » prédéterminé, prévu, anticipé. À ce titre, ainsi que le faisait Sigmund Freud, chaque analyse peut être comparée à un voyage pour la première fois entrepris, un voyage à l'aventure de sa propre histoire.

Après quelques étapes, quelques efforts, quelques surprises, quelques éclats de rire aussi, l'une des conséquences du travail analytique pur génère cette mise en ordre, cette réorganisation de la dimension imaginaire ; et avec cette réorganisation advient, par surcroît, une résorption des symptômes, des inhibitions des « mal-êtres » qui avaient conduit, au début, tel sujet vers l'analyse.

Arrivé en ce premier carrefour, lorsque ses symptômes se sont suffisamment résorbés, le voyageur peut décider de poursuivre ce voyage jusqu'à son terme naturel ou de l'interrompre pour suivre sa propre route, enrichi des enseignements gagnés en ce point. Forgeant une autre métaphore nous pourrions comparer tout le processus d'une analyse à la découverte d'un vieux roman égaré ; le roman de sa propre histoire. Tout lecteur qui se risquerait à en entamer la lecture pourrait tout à fait décider de l'interrompre ou décider de la poursuivre pour en connaître la fin.

Quoi qu'il en soit, ces métaphores nous enseignent que dans le cadre de la psychanalyse, au fond, la décision concernant la fin pratique de la cure appartient seule à celui qui y a recours. Elle n'appartient ni à la psychanalyse, ni au psychanalyste. Ici encore, c'est au voyageur d'exercer son libre arbitre, c'est à lui de décider si il doit continuer ou pas.

C'est ici qu'il y a à reconnaître qu'il n'y a que la psychanalyse qui aménage cette possibilité. Sur ce point là, COMME TANT D'AUTRES, il n'y a que la psychanalyse qui crée la possibilité d'un choix éclairé et assumé.

Repères

Un petit glossaire

Les psychiatres

Ce sont des médecins. Les psychiatres ont fait des études de médecine, puis une spécialisation en psychiatrie. Ce qui représente une dizaine d'années d'études universitaires.

En France ce sont les seuls à avoir le pouvoir de prescription. Ce qui veut dire qu'ils peuvent vous faire des ordonnances pour que vous puissiez prendre des médicaments, et vous faire des feuilles de maladie afin de vous faire rembourser les consultations.

Les psychologues

Les psychologues ont suivi une formation universitaire en psychologie. Après une licence et une maîtrise de psychologie, les futurs thérapeutes passent un Diplôme d'Enseignement Supérieur Spécialisé (DESS) de psychopathologie clinique (Bac+5) ou un Diplôme d'Étude Approfondie (DEA) suivi d'un stage dans le milieu professionnel (Bac+5).

Les consultations des psychologues exerçant en libéral ne peuvent pas être prises en charge par la sécurité sociale. Sauf si vous vous rendez dans un centre agréé par cette dernière (les centres médico-psychologiques ou CMP) et que vous bénéficiez d'une prescription médicale.

Les psychanalystes

Contrairement aux deux précédents titres, aucune législation ne réglemente la profession des psychanalystes. Ce qui veut dire qu'aucune exigence JURIDIQUE ne doit être remplie pour exercer cette profession. Ce qui veut dire que n'importe qui peut se déclarer « psychanalyste ». Il arrive que certains se le permettent. Oui oui vous avez bien lu !

En revanche il existe une exigence « THÉORIQUE » et ÉTHIQUE d'après laquelle il est nécessaire, pour être à même d'occuper la fonction de psychanalyste, d'avoir mené sa propre analyse jusqu'à son terme naturel.

Par ailleurs, rien n'empêche un psychanalyste d'avoir choisi de suivre une formation de psychiatre, de psychologue - ou une autre ! De plus, dans la plupart des cas, c'est-à-dire pour ceux qui ont un minimum d'estime pour cette fonction, les psychanalystes continuent de travailler au sein d'associations psychanalytiques.

Le prix des séances n'est pas remboursé par la sécurité sociale et est à la discrétion du psychanalyste.

Les psychothérapeutes

Le petit Robert donne comme définition du psychothérapeute : « Personne qui traite les maladies - organiques ou psychiques - par intervention psychologique sur le psychisme ». Ainsi les psychiatres, les psychologues, les psychanalystes sont tous des types de psychothérapeutes. Psychothérapeute est donc un terme générique.

Actuellement un vif débat s'anime autour de la profession pour tenter de forger une législation sur la qualification du psychothérapeute, et notamment sur la question de savoir qui a le droit de s'instituer psychothérapeute.